Conséquences de la pression sociale

Ils se sentent incompétents

Soumis au stress des parents, de l’entourage et des différentes figures éducatives ainsi qu’à des attentes trop lourdes qui se réalisent non par et pour eux, mais pour faire plaisir, il y a des risques en terme d’estime de soi, de confiance en soi.  Les adolescents auront le sentiment de n’être jamais à la hauteur des convictions des autres.  À force de leur dire qu’ils ne savent ni lire ni écrire, qu’ils reçoivent une mauvaise formation, qu’ils n’ont pas d’expérience, ceux-ci finissent par croire qu’ils sont incompétents.

La personne aux prises avec l’anxiété de performance ne se sent jamais à la hauteur de ses idéaux de réussite.  Un découragement croissant par rapport à son incapacité à répondre à des exigences trop élevées pour lui est ce qui en résulte à presque tous les coups à la suite de commentaires négatifs sur sa performance du genre « Tu aurais mieux performé si tu avais plus étudié ».  Ce manque de conviction interne en sa valeur personnelle ira de pair avec une pauvre estime de soi et un profond sentiment d’inefficacité.  Ne se sentant pas à la hauteur, il se met en retrait, se sent «nul» et toujours en échec.

 

Ils ne veulent pas déplaire

L’adolescent apprendra de plus en plus à s’évaluer en fonction de gains extérieurs comme les notes et les récompenses parce qu’il croit que c’est la seule façon de se faire accepter, ce qui est entièrement faux.  Pour ces jeunes, le regard des gens qui les entourent semble plus important que celui qu’ils portent sur eux-mêmes.  Jamais ils ne seront heureux si tous ne les apprécient pas ou plutôt la personne en soif de performance qu’ils sont devenus.  C’est impossible, personne ne pourra jamais être aimé de tous.  Ce ne sont que des attentes au-delà du réel et ces adolescents n’atteindront aucunement l’état de satisfaction tant désiré.

Par conséquent, ils ne voudront surtout pas déplaire à leurs parents ou entraîneurs.  Alors, ils vont feindre une maladie, trouver une excuse pour ne pas prendre le risque de déplaire.  Donc, l’adolescent commencera à mentir, ce que peut-être ne faisait-il pas auparavant.  La complicité parent-enfant, si elle a déjà existée, sera détruite à tout jamais. «J’avance au jour le jour. Je suis un peu en froid avec mes parents qui sont consternés par mon choix, mais c’est le prix à payer pour me sentir vivant»[1] a avoué Louis, diplômé en ingénierie de l’aérospatiale.



[1] POBLETE,     Maria. «Scolarité: quand les parents mettent la pression», Psychologie, (2 septembre 2009).   p.1-4, [en ligne]. Adresse URL : http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Articles-et-Dossiers/Ecole-arretons-de-leur-mettre-la-pression/Scolarite-quand-les-parents-mettent-la-pression

Le stress chez l'adolescent

Un stress élevé aux examens, un moment de panique ou des crises d’angoisse avant les évaluations, un perfectionnisme exagéré dans l’étude, ou une panoplie de troubles somatiques à l’approche des échéances (migraines, troubles digestifs, etc.) sont toutes des conséquences qui surviennent par la suite d’une pression excessive.  Sans oublier ceux et celles qui n’osent pas entreprendre de projets dont l’issue est incertaine, comme les études universitaires et qui les laissent de côté, par peur d’être confrontés à un échec éventuel.

« On voit arriver de plus en plus d’enfants pour des épisodes anxieux ou dépressif, avec des troubles du sommeil et une grande difficulté à gérer les examens »[2], explique Nathalie Franc, pédopsychiatre au CHU de Montpellier.

Les étudiants* anxieux de leur performance auront tendance à travailler deux fois plus fort afin d’augmenter leurs chances de réussite.  Malheureusement, et c’est là où l’anxiété de performance devient un cercle vicieux.  Ces étudiants ont souvent un niveau de réussite plus faible que les autres, écart qui s’accentue plus la tâche est difficile.  Ils ont parfois développé de moins bonnes habiletés d’étude, dictées par leur souci de réussite parfaite, pour lesquelles ils tenteraient de compenser en étudiant encore plus longtemps, mais de façon inefficace parce que trop perfectionnistes, ils succomberont devant cette pression sociale.  Ils réussissent bien, on les veut meilleurs.  À l’école et en dehors.  Les pédopsychiatres voient un nombre croissant de gamins brisés par trop d’exigences et n’hésitent pas à évoquer le ‘burn out’ comme en étant l’un des résultats, même si ce terme est inapproprié quand on parle d’adolescents.

En outre, la performance se détériore si le niveau d’anxiété est trop bas ou trop élevé. Il faut impérativement être en mesure de gérer son stress.  À trop vouloir se dépasser, les adolescents gagnent en stress et manquent quelque chose qu’ils pensaient avoir en poche, réussir facilement.  Ça les amène à douter d’eux pour le prochain événement.



 * Dans ce cas-ci le mot étudiant est bien utilisé, car le publique ciblé est dans une tranche d'âge de 15 à 17 ans. Ce terme ne s'applique généralement qu'à partir des études colégiales.

[2] GUIRAUD,    Sophie. «Le 'burn out' des enfants poussés à réussir à tout prix», EUREKA, (octobre 2013). p.1, [en ligne]. Adresse URL :  http://biblio.eureka.cc/WebPages/Search/Result.aspx

 

La santé mentale des ados

Les risques de perturbation sont décuplés jusqu’à pouvoir toucher à la santé mentale ou physique des ados.

« À la clinique des adolescents du CHU Sainte-Justine, nous fréquentons fréquemment des jeunes dont la problématique de santé est en lien avec la notion de performance ou de l’excellence. L’anorexie mentale, la somatisation, les troubles du sommeil en sont des exemples »[3], exprime le Dr Olivier Jamoulle, pédiatre en médecine de l’adolescence au Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine.

Qu’il s’agisse de la quête irraisonnée de performance sportive, d’une minceur idéale ou de résultats scolaires exemplaires, les effets sur la santé peuvent être désastreux : somatisation, anorexie mentale ou troubles anxieux. Les effets ricochet peuvent être l’isolement, l’absentéisme à l’école ou l’hyperactivité, les comportements déviants, les conduites à risque, etc.

 http://www.youtube.com/watch?v=hHPLLw-Prnw

 

 

 

 



[3] http : www.psnm.qc.ca/documents/ParentsContact_2008Fevrier.pdf

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Commentaires (1)

1. Nathalie 2018-10-14

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Cordialement
Nathalie L

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